dimanche 7 décembre 2014

Un Projet fleuri

Cette année a été pour moi pleine de mouvement, de changements, de voyages. C’était extraordinaire comme expérience vivante, mais avec tout ce mouvement je me suis sentie éparpillée.




 Je n’ai certainement pas manqué d’inspiration, au contraire trop de belles images, trop de d’immensité. Je voulais tout faire en même temps. D’habitude je me laissais inspirer par une ou plusieurs images de ma collection de photos au hasard mais depuis quelque temps j’ai senti le besoin de me concentrer sur un projet. Emportée dans ma coquille de noix dans le courant j’ai voulu commencer à apprendre à naviguer.

  

Depuis quelques semaines, je me suis engagée dans un nouveau projet. Il s’agit de faire de peintures à l’aquarelle de toute ma collection de photos de fleurs (qui contient plus de 4500 photos et que j’ai construite pendant des années). Au début, j'avais pensé faire un carnet de croquis, quelque chose de suivi, visant la liberté, mais finalement j’ai opté pour des peintures plus travaillées.



Il y a plusieurs éléments en jeu, en premier lieu c’est une question globale : travailler à partir des images telles quelles plutôt que d’imaginer quelque chose. Donc, suivant cette approche, il faut déterminer quelles images sont utilisables comme modèle, quelques fois je voulais utiliser des images qui en fait sont pas assez définies ou qui n'ont pas un bon point de vue, donc j’ai dû y renoncer. 






Je me dis « je les dessinerai toutes », (toutes celles qui soient visibles et qui me plaisent) c’est juste une question de temps (combien ?).  Cette approche amène une dimension de surprise  et m’oblige à dessiner des choses que je n’aurais pas choisies forcement mais c’est aussi intéressant.



Et puis, il y a le thème de la fragmentation, ou du travail à partir de fragments (chaque photo est un fragment, ce n’est pas comme travailler d’après nature). L’aquarelle botanique produit cet effet aussi, à cause du fond blanc (qui me fait penser à la peinture zen) cela me plaît  mais c’est difficile de trouver une unité. J’ai décidé que la fragmentation fait partie de ce projet et donc les images que je produis dans ce cadre sont des rassemblements volontaires d’éléments vus ici et là. On sort d’un espace cohérent ou réaliste. Il y a une dimension de documentaire, faisant un inventaire infini qui fait se croiser des choses que j’ai vues. Un laboratoire d’images.



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